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Une partie importante du
problème est qu'ils ne peuvent pas comprendre que devenir un bon
arbitre réussi dans tous
les sports n'est pas une tâche facile. Cela demande
des efforts, de l'expérience
et des sacrifices qui ne peuvent s'acquérir en une ou deux
saisons. En réalité, la voie pour
devenir un arbitre respecté et
reconnu passe par trois
étapes obligatoires.
La première étape dure
normalement 3 ou 4 saisons. Durant ce temps le nouvel arbitre
participe aux stages et
réunions des arbitres et aux compétitions de bas niveau et
en général il se concentre sur
l'étude des règles du jeu, de son positionnement sur le
terrain et la signalisation devant
lui assurer une maîtrise de la
communication sur le terrain.
Le nouvel arbitre, soit
consciemment ou inconsciemment
choisit comme modèle un arbitre
plus âgé et prends comme guide des partenaires plus
expérimentés pour l'aider dans
les situations de confusion et d'interprétations compliquées que
chaque arbitre rencontre sur son chemin vers l'acquisition
de l'autorité et la confiance. Pendant cette étape, le jeune
arbitre est plutôt enclin à poser des questions plutôt
qu'à y répondre. Peu à peu le
mystère de ce que représente
le "marcher", le "double dribble" et d'autres éléments
s'évaporent et la confiance en
soi-même s'établie.
C'est alors que commence la 2e
étape avec son lot de problèmes.
Ce qui auparavant était confiance se transforme en arrogance.
L'arbitre à l'étape 2 commence à croire qu'il n'y a plus rien de
nouveau à apprendre sauf peut être des changements éventuels dans
les règles Suivre strictement la mécanique et la signalisation
prescrite devient pour lui
beaucoup moins importante que pendant l'étape 1. Comme
les joueurs réagissent à ce
changement d'attitude, on assiste à beaucoup plus de fautes
techniques et beaucoup plus
d'infractions aux règles sifflées hors de la zone de leur
responsabilité. L'arbitre est de plus en plus insatisfait des décisions
prises par ses collègues arbitres et il essaye de plus en plus
d'arbitrer seul le match quand cela n'est nullement
nécessaire.
L'étape 2 ne dure pas longtemps
mais malheureusement,
plusieurs de ces arbitres abandonnent, car frustrés et ils ne
reviennent plus jamais sur
leurs décisions. Mais la vérité est que ceux qui continuent
d'arbitrer, ont la ferme conviction que leur philosophie est
correcte.
Durant cette phase,
ils compliquent le jeu et créent une
situation difficile pour leurs
collègues arbitres qui sont obligés de partager le terrain
de basket avec eux. La
récompense se trouvant au bout de l'effort, l'étape 3 attend
ceux qui ont été plus patients. Cette étape leur permet
de saisir l'esprit et l'intention à la base de toute règle et chaque
signal ou position approuvés et que c'est la persévérance
dans l'application de cet esprit qui permettra
d'améliorer leur arbitrage et
d'être reconnus comme arbitres de qualité.
Peu à peu, ils
prennent conscience qu'il est certes important
d'avoir une connaissances approfondie des règles du
jeu, mais qu'il est encore
plus important d'avoir une appréciation réaliste de la
pratique du basket-ball. Cette appréciation
ne s'obtient que par l'expérience. En même temps il faut
réaliser qu'il y a plusieurs niveaux de compétitions, ce
qui nécessite l'existence de
plusieurs niveaux d'arbitrages qui n'utilisent pas toujours
les mêmes standards.
Il existe une énorme
différence entre la façon de siffler une faute ou une
violation durant les Jeux Olympiques ou le
Championnat mondial et le
Championnat d'Afrique des Nations ou durant les compétitions de mini
Basket-ball. Il faut
comprendre que chaque rencontre présente une opportunité de
se perfectionner comme arbitre, même si cette
rencontre nous paraît
insignifiante. Il faut comprendre aussi
que le Basket-ball est joué par
des êtres humains et que les
êtres humains ne sont pas
parfaits. Tous sont susceptibles de commettre des erreurs : joueurs,
entraîneurs et naturellement les arbitres. Le secret est de
tirer les leçons d'une erreur afin de renforcer son expérience.
Enfin, il faut
accepter ses partenaires comme des égaux :
aussi bien les arbitres que les
officiels de la table de
marque. La responsabilité dans
une rencontre n'incombe pas à une seule personne mais à l'ensemble
des officiels. Chacun d'eux a un rôle à jouer pour que la
rencontre soit correcte et que
la meilleure équipe gagne. Pour devenir un
arbitre efficace, compétent et
bon, il ne suffit pas seulement
de connaître les règles, mais
il est nécessaire de connaître
le jeu.
Entretien
avec M. Jdaini Boujemaa Larguet, membre du Bureau Exécutif de la
Fiba-Afrique)
« Depuis sa création, la
Fiba-Afrique a franchi des étapes importantes »
« Je souhaite que le basket-ball
marocain retrouve les moyens et la crédibilité pour atteindre ses
objectifs »
A la
veille du championnat du monde de basket-ball prévu au Japon,
l’Afrique sera représenté par les pays de l’Angola, le Nigeria et le
Sénégal, tel est le choix pour figurer parmi le gotha mondial où les
places sont dictées par la logique économique de notre continent
dont les conditions du succès ne sont que maigrement réunies pour
réussir d’autres suppléments à cet appel d’offres.
Et pour cause, M.Larguet
Jdaini Boujemaa, peu habitué à ce genre de sonorité, reste un grand
artiste international dont le basket-ball fait honneur à cette
légende parmi les fondateurs de la FABA en 1961, aujourd’hui
Fiba-Afrique .Depuis M.Jdaini n’a cessé de sillonner le monde, d’un
pays à un autre pour coiffer un stage, ou pour superviser un examen,
la grosse balle orange dans le continent Africain gardera à jamais
sa griffe, car rare sont les arbitres ou responsables qui n’ont
jamais demandé conseils. Le poste qu’il occupe actuellement au sein
de la Fiba-Afrique fait honneur à plus d’un titre au sport national,
et puis ce n’est pas facile de garder un poste pendant 45 ans, si ce
n’est par la valeur de la personne . L’Opinion sport : Après votre
nouvelle élection au bureau exécutif de la F.I.B.A-Afrique,
qu’est-ce que cela représente pour l’unique Marocain au sein de
cette instance qui compte un record personnel de plus d’un demi
quart de siècle depuis sa création ?
Larguet Jdaini Boujemaa : On
ne peut malheureusement dessiner en quelques lignes toute une
existence notamment dans le domaine sportif et particulièrement le
basket-ball qui me concerne. Les images traversent successivement ma
pensée pour évoquer l’année 1961 où j’ai eu l’honneur d’être parmi
les fondateurs de la F.I.B.A.- Afrique étant donné que j’étais dans
cette période président délégué de la Fédération Royale de
Basket-ball. Il faut aussi rendre un hommage à l’un des piliers de
cette instance intitulée A.F.A.B.A. dès lors et qui m’a beaucoup
appris de son vivant Abdladim Achiri que Dieu ait son âme et qui
avait une renommée mondiale dans cette discipline. Arbitre
international, feu Achiri avait toutes les qualités d’un dirigeant
parfait et qui était doté d’un respect sans partage de tous ses
pairs et donc j’ai eu cet honneur de le côtoyer il y a plusieurs
décennies. J’ai eu cette fierté émaillée de plusieurs souvenirs et
dont je me suis sérieusement acquitté de toutes les charges et les
missions qui m’étaient confiés. Il faut bien rappeler que la
création de l’A.F.A.B.A. qui nous avait permis des relations
mondiales dans ce domaine a donné aussi naissance au basket-ball
professionnel américain qui a détourné l’attention de toute une
génération intéressée par ce sport dans ce globe soutenu par des
moyens financiers gigantesques. Contrairement à notre continent qui
souffrait des différents moyens tels les communications, les
liaisons aériennes et de l’infrastructure ainsi que le grand nombre
des pays qui composent l’Afrique seul le Maroc, l’Algérie et la
Tunisie pouvaient participer à la coupe d’Europe comme en témoigne
le passage majestueux de certaines équipes nationales qui avaient
pris part aux éliminatoires des clubs champions. Devant toutes les
difficultés rencontrées depuis la fondation de l’A.F.A.B.A.
notamment avec les pays qui viennent a peine de fêter
l’indépendance, il fallait trouver une place dans les balances qui
penchaient vers le football étant prioritaire et à grâce à la
ténacité et la persévérance de tous les dirigeants qui avaient
résistés à toutes les échéances. Notre instance a réussi à unir dans
le temps 52 présidents de fédération des pays d’Afrique reconnu
mondialement et rejoignant ainsi les zones d’Europe, d’Asie, de
l’Amérique Latine entre autres. Néanmoins le manque d’encadrement,
de moyens financiers et humains faisait défaut à notre fédération
qui n’a pas su intégrer techniquement son empreinte dans le
basket-ball mondial. Un chapitre qui n’a cessé d’amenuiser les
chances de tous les participants de nos représentants.
Toutefois et à la veille du
championnat du monde, c’est les équipes du Nigeria, de l’Angola et
du Sénégal qui vont représenter l’Afrique alors que le basket-ball
dans ces pays était encore ignoré en 1968. Cette participation
démontre que le courage des dirigeants dans des nations est un
sentiment partagé avec les responsables de leurs gouvernements, sont
un exemple à suivre dans les autres pays pour mettre à la
disposition des fédérations tous les moyens nécessaires afin de
soutenir des générations qui ne manquent ni d’ossature ou de
physique mais sont démunis financièrement car l’Afrique avec l’aide
adéquate se hissera à coup sûr vers les sommets.
Question : Est-ce que vous
pouvez nous dresser encore un bilan technique de l’A.F.A.B.A.
reconverti aujourd’hui en F.I.B.A. Afrique ?
Réponse : Il est très
difficile d’établir un bilan technique pour tout un demi-siècle
comme c’est au début de nos conceptions. Mais il est aussi simple de
vous définir en tout état de cause que seule l’Afrique du Nord
possédait dans le temps un embryon d’arbitres et d’entraîneurs.
Comment alors procéder à une synthèse exacte pour nous rappeler que
le reste de l’Afrique était totalement démuni de tous les
accessoires pour démarrer rien qu’un championnat local. Et c’est à
partir de ce vide que l’A.F.A.B.A. a créé un corps d’arbitres qui
était l’un des soucis des dirigeants de cette instance pour isoler
et classifier les fédérations qui disposent d’un programme et d’un
calendrier régulier. De ce fait on devrait penser à intégrer les
filles mais surtout insister sur l’encadrement des jeunes pour qu’il
n’y ait plus de relâche. Par conséquent, j’ai eu l’honneur d’être
élu par tous les membres et désigné comme président de la commission
technique avec pour but la formation des arbitres internationaux,
des commissions techniques et des instructeurs. Cette initiative a
vite donné ces fruits puisque le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le
Nigeria ont vite intégré cette commission suivis par plusieurs pays
où des séminaires et des stages de formation des arbitres étaient à
l’ordre du jour annuellement d’avoir une période internationale des
arbitres. En parallèle, il y a eu à la fois une commission des
entraîneurs qui était rattachée à la commission internationale de l’A.F.A.B.A.
qui était en quête de module pour attribuer après satisfaction le
degré de mérite pour chaque coach. Mieux il fallait à chaque arbitre
de passer obligatoirement un stage d’une à deux années pour accéder
au grade international pour donner une meilleure image à ce corps et
dont nous avons pu atteindre tous les pays dont les referees
voudraient améliorer leur grade, hormis ceux qui sont en enclaves.
Les pays du Bénin, le Tchad et
le Lesotho étaient difficiles d’accès malgré les remous internes
dans ces pays, cela ne nous empêche guère de procéder au grade des
arbitres de zone effectué dans les régions proches. Actuellement et
malgré les années, j’organise trois stages annuellement pour les
arbitres de zone, c’est-à-dire que j’exerce ponctuellement cette
charge avec la coopération de la fédération internationale de
basket-ball pour m’acquitter de toutes les tâches que l’on m’avait
confié. Grâce à l’aide du secrétaire général M. Billet Alphonse
auquel je rends réellement un vibrant hommage puisque l’A.F.A.B.A.
vivait vraiment aux dépens de la F.I.B.A. international. Grâce au
dynamisme de ce grand monsieur, dont on est très fier pour sa
profonde collaboration, notre ‘’établissement’’ était solidement
sponsorisé et la subvention qui nous sera attribuée est de l’ordre
d’un million de dollars annuellement et contrairement aux autres
continents dont le montant dépasse l’imagination. Cela dit ce budget
nous permettra toutefois à couvrir l’encadrement technique et à
modeler l’infrastructure. En plus l’autre volet est à prendre au
sérieux, outre que la formation des commissaires techniques
auparavant dirigés par les membres du bureau central qui n’ont que
peu de connaissances des règles en jeu, un chapitre qui exige
désormais que chaque commissaire technique devrait être un ancien
arbitre international qui applique sans coup férir les textes du jeu
exigés par cette loi. Enfin la présence des instructeurs qui
m’assistent dans chaque zone, tous dotés de plus de dix années
d’expérience et qui sont essentiellement utiles pour suivre de près
la formation des arbitres, des projets constitués et bien établis
pour le bien être de cette discipline et dont on est admirablement
satisfait. Question : Dans ce cas, on ne peut plus parler en
conditionnel pour notre continent africain ?
Réponse : Impossible et on ne
peut plus revenir en arrière tant que les méthodes et les systèmes
de tous les chapitres n’ont rien à envier avec ceux de l’Europe où
seule l’infrastructure est à classer aux chapitres des déceptions.
Néanmoins tout peut dépendre de la crédibilité des dirigeants des
fédérations mais surtout des crédits et des subventions accordés par
les ministères de tutelle dans chaque pays pour juger ces
situations. La F.I.B.A. Afrique dispose actuellement de cadres
qualifiés dans chaque domaine pour vulgariser davantage ce sport
auquel nous souhaitons une solide inter-action de tous les
présidents des fédérations afin de ne ménager aucun effort pour
qu’il n’y est plus de relâchements.
Question : Comment alors
dessiner la courbe des objectifs tracés et ceux atteints depuis la
création de cette fédération africaine ?
Réponse : Il existe 22
personnes au bureau central et celui du bureau exécutif est
constitué de 7 membres. Soit hiérarchiquement un président, le
secrétaire général, le président de la commission technique, le
président des compétitions, le président de la commission du
développement, et un vice-président qui représente les zones, tel
est le bureau exécutif qui est chargé durant toute l’année
d’appliquer les plans ou la planification préparée par le bureau
central une fois par an. Et les grandes orientations que s’était
tracé le bureau central pour l’année 2006-2010 avec des axes
définis : l’attente des orientations du congrès ; l’élaboration de
la finalisation avec zone ; le comité exécutif et le comité central
avec la F.I.B.A. ; le démarrage de tout ce qui a été entrepris
jusqu’à présent pour une application stricte des recommandations du
congrès. En priorité, il faut améliorer la qualité de la pratique au
niveau des acteurs en ce qui concerne, joueurs, entraîneurs,
arbitres, corps médicaux, statistiques et cadres administratifs.
Avoir des fédérations nationales organisées efficaces. Améliorer
l’image et l’audience pour toutes les activités de la
F.I.F.A.-Afrique, contient zones et fédérations nationales. Le
développement est aussi à mettre en exerce vu son importance et qui
a la référence d’augmenter et d’attirer davantage les jeunes
joueurs ; fournir de l’assistance pour le développement des
installations ; étudier la possibilité des nouvelles formules des
compétitions des jeunes basketteurs. Principalement la guerre des
nerfs provient souvent des finances dans n’importe quelle
discipline. Par conséquent et pour éviter cette gangrène pour
pouvoir évoluer, nous nous attelons aux démarches afin d’améliorer
les ressources financières en vue de développer le basket-ball en
Afrique dans le cadre d’un budget financier équilibré par le
sponsoring cité auparavant. Et tant que F.I.B.A. Afrique n’est pas
maîtresse de ses moyens, elle ne poussa guère prétendre aller plus
loin qu’elle le fait toutefois actuellement, jusqu’à présent ou
cette instance est devenue autonome depuis 2007, ce qui est en
conclusion une fin positive et plausible à dire que réellement
l’avenir du basket-ball africain est entre les mains de la F.I.B.A.-
Afrique.
Question : Le basket-ball
mondial est l’un des sports qui a connu des changements dans sa
conception tactique, technique qu’elle est donc la stratégie tracée
par la F.I.B.A.-Afrique pour suivre les évolutions de la
discipline ?
Réponse : Il y a la commission
technique de la F.I.B.A. internationale dont je fais partie et où il
y a des représentants dans toutes les zones en Afrique sont censés
faire des études et des éventualités proposées à chaque réunion qui
a pour but non seulement pour l’assistance mais pour orienter ce jeu
vers l’offensif qui doit garantir le spectacle. Vu par les
professionnels et contrairement au football qui est statique, le
basket-ball peut en toute quiétude évoluer au fur et à mesure que le
championnat américain mobilise toute l’intention des spectateurs.
Puisque ce sport compte sur les déplacements, les mouvements et les
réflexes, c’est aussi sur un show qui se déroule une rencontre et
qui nous oblige à approfondir les méthodes des schémas et donne la
possibilité à ces commissions de chercher les changements équitables
pour gonfler le tableau d’affichage qui peut séduire le public et
hisser à la fois le niveau du basket-ball en Afrique du fait que le
continent dispose des gabarits à qui on ne doit leur apprendre que
la technique et leur faire confiance sur leurs possibilités. A titre
d’exemple, les scores étaient toujours serrés et le tableau
d’affichage ne dépasse que rarement 60 points, ce qui donne l’image
d’un match monotone et sans passion et préoccupe les dispositions
des commissions offensives pour hausser le niveau du jeu et du
spectacle dont le public n’en demande pas moins.
Question : La complexité du
règlement, la rapidité des actions ne vont-ils pas avec l’amalgame
de l’instauration de trois arbitres sur un terrain de basket-ball ?
Réponse : En Afrique, nous ne sommes pas encore pressés d’exiger la
présence de trois arbitres lors d’une rencontre ce qui est mon point
de vue personnel. On ne peut toutefois solliciter la présence d’un
trio que lors des éliminatoires des équipes nationales garçons ou
filles. Vu le comble des difficultés et les moyens qui suivent,
étant donné les distances des déplacements des referees dont
certains ne sont pas dotés de tous les articles du jeu, il est
toujours difficile d’appliquer l’arbitrage à trois. Par contre il
faut mieux chercher l’unification de l’interprétation des règles de
l’arbitrage car il n’est ni facile ni aisé pour trouver un trio du
même niveau. On peut trouver des fois une légère sensibilité dans
leurs jugements et le trio ne fait pas encore l’unanimité même si ce
chapitre reste une règle puisqu’en Europe, on avait hésité pendant
deux à trois années avant d’appliquer ce système sollicité pour
éviter davantage les fautes et les erreurs dans chaque match dont
j’analyse personnellement le contraire.
Question : Et notre niveau
national par rapports à la F.I.B.A.-Afrique dans son historique ?
Réponse : Mon point de vue est
assez mitigé, mais il est regrettable de le rappeler que notre
basket-ball avait retrouvé sa gloire entre les années 70 et 80
jusqu’à 90. Après cette date, il n’y avait guère une certaine
évolution à situer puisqu’il avait été présent dans les compétitions
internationales lors de ces dates et s’éteindre depuis lors...
malheureusement on ne suit plus souvent sa trace.
Question : Selon vous où en
est le blocage qui handicape l’évolution de cette discipline pour
redorer son blason d’antan et atteindre le niveau escompté ?
Réponse : De toute façon il y
va des moyens et de la crédibilité des encadreurs.
Nous n’avons pas à rougir si
on fait appel à un encadreur étranger pour une certaine période mais
pas pour l’éternité. Au Maroc on se contente de remettre les
destinées de l’équipe aux anciens joueurs tout en oubliant la
formation de ces cadres et cela est devenu monnaie courante sinon
l’exemple à suivre. C’est l’élément majeur qui manque à notre
basket-ball devenu un cercle fermé avec les mêmes équipes qui
animent chaque édition et sans la moindre surprise depuis presque
dix ans déjà. Le laisser aller des dirigeants de club, l’absence des
responsables des commissions, l’anarchie dans les jugements des
rencontres est des paragraphes qui ne pourront jamais laisser
évoluer cette discipline pauvre d’un bureau fédéral qui n’est guère
crédible et de ses entraîneurs qui ont encore à apprendre.
Question : Hormis le passage
du Dr. Hammouda, vous restez l’unique représentant marocain auprès
de cette instance internationale qui se distingue par l’absence
d’autres noms nationaux. Pourquoi alors ce vide et à qui incombe la
faute ?
Réponse : La faute revient à
la fédération marocaine qui ne suit pas de près l’évolution du
basket-ball international. Je dois aussi vous rectifier puisque M. Hatim
était le troisième marocain qui était président de la commission du
mini-basket au sein de la F.I.B.A. internationale. Par contre je
trouve cela insensé que les Marocains ne font pas d’efforts pour se
joindre à cet organe qui est crédible et valable et qui dispose
réellement de moyens à mettre à la disposition des fédérations
nationales pour pouvoir se développer encore plus. Question : Les
chances des représentants africains aux prochains championnats du
monde qui débutent à partir du 19 courant au Japon ?
Réponse : On ne peut avancer
un certain pronostic pour les trois pays africains qui vont défendre
crânement la réputation de notre continent sans toutefois atteindre
le sommet. Néanmoins, il est probable qu’il y aura des surprises
fort agréables de la part de l’équipe du Nigeria même si je ne
préconise pas les qualifier au dernier carré d’as, mais, cette
sélection est capable de séduire durant ce séjour nippon et
attendant le jour ‘’j’’.
Question : Va-t-on généraliser
la validation du lancer à trois points à compter du mi-chemin lors
du 4ème et dernier round dans chaque match ?
Réponse : Je ne peux rien
avancer sans que d’autres éventualités ne soient approuvées lors du
prochain congrès. Jusque-là rien n’est encore appliqué et je ne peux
m’avancer sans que certains paragraphes n’aient été confirmés.
Question : Un dernier mot ?
Réponse : Je souhaite que le
basket-ball marocain retrouve les moyens et la crédibilité qu’il
faut pour atteindre les objectifs qui lui manquent et surtout avoir
la possibilité de vulgariser cette discipline dans tout le Royaume
plutôt que de rester dans les sillages de Casablanca, Rabat, Fès et
Tanger.
Propos recueillis par Saïd
B.Cherki
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Edité le: samedi 5 août
2006. |
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